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IPV6 - Transition de l’IPV4 à l’IPV6


1. HISTORIQUE DE L’IPV6


Fin 1992, P. Gross et P. Almquist, de l’Internet Engineering Steering Group constatent que les adresses IP vont rapidement manquer étant donné que le nombre de plages d’adresses attribuées double chaque année. À l’époque, les adresses IP sont réparties en 16384 blocs de 65536 adresses et 256 blocs de 16 millions d’adresses.
En outre, la taille des tables de routages, qui permettent de savoir par où les paquets d’information doivent être acheminés en fonction de leur adresse augmente au fur et à mesure que les plages d’adresses sont attribuées. Pour y remédier, le projet IP new generation est lancé. Il s’agit de définir une nouvelle version du protocole IP, norme de communication sur Internet. Il est également prévu d’améliorer la sécurité du protocole, et de permettre de transmettre de nouvelles formes de flux d’informations. (Source : Rémi Denis-Courmont, École Centrale Paris.)
a. La norme IP version 6
Après avoir envisagé d’utiliser des adresses 64-bits, on décide d’utiliser des adresses 128-bits, soit 2 puissance 128 adresses possibles (en théorie, en pratique, il y a toujours beaucoup de gaspillage), ce qui représente de l’ordre d’un million d’adresses par mètre carré de surface de la Terre. La solution est en effet censée être définitive, et permettre de connecter au réseau tout type d’appareil, et non uniquement des ordinateurs.
La norme initiale, RFC 1883, est publiée en décembre 1995 sous le nom « Internet Protocol, version 6 », accompagnée des normes complémentaires RFC 1884 à 1887. Elles subiront toutes diverses mises-à-jour. Actuellement, la norme de référence, est la RFC 2460, de décembre 1998. Surtout, de nombreuses autres normes seront publiées pour rendre d’autres protocoles compatibles avec l’IPv6.
b. Définition de l’IPV6
IPv6 (Internet Protocol version 6) est un protocole réseau sans connexion de la couche 3 du modèle OSI (Open Systems Interconnection).
Grâce à des adresses de 128 bits au lieu de 32 bits, IPv6 dispose d’un espace d’adressage bien plus important qu’IPv4. Cette quantité d’adresses considérable permet une plus grande flexibilité dans l’attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d’Internet. La traduction d’adresse, qui a été rendue populaire par le manque d’adresses IPv4, n’est plus nécessaire.
IPv6 dispose également de mécanismes d’attribution automatique des adresses et facilite la renumérotation. La taille du sous-réseau, variable en IPv4, a été fixée à 64 bits en IPv6. Les mécanismes de sécurité comme IPsec font partie des spécifications de base du protocole. L’en-tête du paquet IPv6 a été simplifié et des types d’adresses locales facilitent l’interconnexion de réseaux privés.
Le déploiement d’IPv6 sur Internet est compliqué en raison de l’incompatibilité des adresses IPv4 et IPv6. Les traducteurs d’adresses automatiques se heurtent à des problèmes pratiques importants (RFC 49662). Pendant une phase de transition où coexistent IPv6 et IPv4, les hôtes disposent d’une double pile, c’est-à-dire qu’ils disposent à la fois d’adresses IPv6 et IPv4, et des tunnels permettent de traverser les groupes de routeurs qui ne prennent pas encore en charge IPv6.
En 2011, seules quelques sociétés ont entrepris de déployer la technologie IPv6 sur leur réseau interne, Google3 notamment.
Au début de l’année 2014, le déploiement d’IPv6 est encore limité, la proportion d’utilisateurs Internet en IPv6 étant estimée à 3 %4, et ce en dépit d’appels pressants à accélérer la migration adressés aux fournisseurs d’accès à Internet et aux fournisseurs de contenu de la part des registres Internet régionaux et de l’ICANN, l’épuisement des adresses IPv4 publiques disponibles étant imminent.
c. Adresse IPv6
Une adresse IPv6 est longue de 128 bits, soit 16 octets, contre 32 bits pour IPv4. La notation décimale pointée employée pour les adresses IPv4 (par exemple 172.31.128.1) est abandonnée au profit d’une écriture hexadécimale, où les 8 groupes de 2 octets (16 bits par groupe) sont séparés par un signe deux points :
2001:0db8:0000:85a3:0000:0000:ac1f:8001
Il est permis d’omettre de 1 à 3 chiffres zéros non significatifs dans chaque groupe de 4 chiffres hexadécimaux. Ainsi, l’adresse IPv6 ci-dessus est équivalente à la suivante :
2001:db8:0:85a3:0:0:ac1f:8001
(Source : Wikipédia)
d. Quelles sont les différences d’IPv6 par rapport à IPv4 ? 
Nous n’indiquerons ici que quelques-unes des principales modifications d’IPv6 par rapport à IPv4. Les spécialistes ont tout intérêt à consulter les différents liens que nous proposons pour obtenir une réponse plus exhaustive.
Tout d’abord, la longueur des adresses a été étendue, permettant l’existence de plus d’adresses. Une adresse IPv6 est longue de 128 bits alors qu’une adresse IPv4 est longue de 32 bits. On dispose donc avec IPv6 de 2128 adresses, soit 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456 adresses. Cela équivaut à environ 67 milliards de milliards d’adresses par millimètre carré de la surface terrestre (aux alentours de 66.7133897 × 1016 adresses, pour être un peu plus précis) !
Le paquet IP a été simplifié, tout en permettant d’ajouter des extensions pour de nouvelles fonctionnalités. Cela permet d’accélérer le routage et d’introduire entre autres des notions de qualité de service, de sécurité et de mobilité au niveau IP, comblant ainsi de grandes lacunes d’IPv4.
Outre une meilleure efficacité du routage, certains changements permettent en outre une meilleure adaptation aux contraintes des réseaux actuels et futurs.
Enfin, afin de faciliter la migration depuis IPv4, des mécanismes d’interopérabilité et de correspondances entre IPv4 et IPv6 ont été introduits.


2. TRANSITION, COHABITATION ET MIGRATION DE L’IPV4 A L’IPV6
Avec le nombre important des utilisateurs du protocole Ipv4, il serait difficile voire impossible de migrer les réseaux de l’Ipv4 vers l’Ipv6 sans passer par une cohabitation entre ces deux protocoles. Cette étape est appelée phase de transition entre l’Ipv4 et l’Ipv6.
a. Déploiement progressif
Des millions de systèmes informatiques, micro-ordinateurs, serveurs ou routeurs, utilisent IPv4. En conséquence, il serait surréaliste d’espérer passer au tout-IPv6 du jour au lendemain. Il faut en effet mettre-à-jour ou remplacer tous les systèmes reliés à Internet.
Le déploiement d’IPv6 se fait donc lentement, alors que l’on continue à utiliser IPv4 sur les nombreux systèmes qui ne supporte pas encore la nouvelle version.
b. Tunnels IPv6 sur IPv4 
En particulier, de nombreux routeurs ne supportent pas encore IPv6. Pour pouvoir connecter deux machines supportant IPv6, mais reliées par une infrastructure réseau ne supportant que l’IPv4, il est nécessaire d’établir des « tunnels ». Il s’agit de mettre les paquets IPv6 dans des paquets IPv4, pour qu’ils puissent traverser le réseau IPv4. Une fois arrivé au bout du tunnel, les paquets sont décapsulés : on enlève la surcouche IPv4 pour récupérer le paquet IPv6 natif.
(D’après IPV6 pour tous)
c. 10 étapes essentielles pour le déploiement de l’Ipv6 
(Source : Planning and Accomplishing the IPv6 Integration, Cisco systems.85)


Étape 1. Identifier la façon dont l’IPv6 affecte l’activité
Étape 2. Fixer des objectifs, définir un chemin critique et fixer des délais
Étape 3. Recenser le matériel et élaborer un plan de déploiement 
Étape 4. Identifier le logiciel et les services, et préparer un plan de mise à niveau
Étape 5. Définir une stratégie et un plan de formation à l’IPv6
Étape 6. Définir le plan et l’architecture de réseau correspondante 
Étape 7. Obtenir un préfixe IPv6
Étape 8. Définir une politique de sécurité IPv6
Étape 9. Définir une stratégie et une politique d’acquisition de l’IPv6 
Étape 10. Prévoir une stratégie d’exception (des systèmes n’ayant pas besoin d’être modifiés)
3. SITUATION DANS LE MONDE
Plusieurs pays ont déjà entamé le déploiement de l’IPv6 à différents stades. Le tableau suivant montre les connexions IPv4 et Ipv6, on voit par couleur les connexions par continent (source : Caida.org)

4. SITUATION DANS LE MONDE ARABE
Comparativement aux pays développés, les pays arabes se trouvent être en retard par rapport à l’adoption et l’implémentation de l’IPv6. Il y a lieu de pousser vers plusieurs efforts organisés et harmonisés autour de la question. Ceci étant, il est à noter que quelques initiatives ont déjà été entreprises :
• Publication des Articles dans les Mass médias.
• Quelques informations de base sur l’existence du projet de transition et de disponibilité des ressources IP sur le site web des LIR.
• Entreprise de télécommunication et transport des données : Assistance dans des séminaires et Forums de niveau International.
• Initiatives de formation rares, quelques formations sont faites en collaboration avec le RIR « AFRINIC , RIPE et APNIC ».
• Quelques études au niveau de la recherche académiques et scientifiques. Thèses de Doctorat et Projet de fin des études supérieurs dans le domaine des réseaux de télécom.
(Source : IPV6 Tunisie)
Aussi est-il important de mentionner que certains pays arabes sont plus avancés que d’autres pour ce qui est l’implémentation IPv6 :
• Egypte
o Task Force ou commission Nationale : http://ipv6tf.org.eg/
o Plateforme LAB et de recherche : oui
o Plan de déploiement et transition : non
o Formations et sensibilisation : oui
• Maroc
o Task Force ou commission Nationale : http://www.misoc.ma/
o Plateforme LAB et de recherche : non
o Plan de déploiement et transition : non
o Formations et sensibilisation : oui
• Tunisie
o Task Force ou commission Nationale : http://www.ipv6net.tn + commission nationale 2009
o Plateforme LAB et de recherche : oui
Plan de déploiement


Mr. ABDEL AZIZ DAHI, Ministre de la Transformation numérique de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration


 


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